Vous avez trouvé un sujet et une requête clé, effectuez vos recherches, notez vos références, synthétisez vos idées ? Si la réponse est oui, vous êtes enfin prêt·e pour la rédaction. Mais attention ! Vous rentrez dans le dur, car bien rédiger  demande des efforts et de la concentration. Alors, comment bien écrire un article web ?

 

Une parfaite quiétude, tu observeras

 

Lorsque l’on rédige, il faut éviter tous les bruits parasites. Si vous ne vous enfermez pas dans votre bulle, vos pensées vont se disperser. Et alors, adieu à la phrase-choc que vous aviez trouvée et qui s’est évaporée. Croyez-nous, très souvent, on ne retrouve jamais cette fameuse phrase. Et c’est très frustrant !

Nous vous conseillons donc de bien choisir votre bulle. Cette dernière doit avoir une porte.

Exit les enfants qui rentrent tout juste de l’école et qui insistent pour que vous signiez un papier. Ils auront tout le temps de vous le remettre.

Exit aussi Pépère, votre chat, qui adore s’allonger sur votre clavier. Et Pépère, en plus, n’est pas un poids plume.

Pour la paix des ménages, nous ne parlerons pas du conjoint ou de la conjointe… wink

En ce qui concerne les insectes : moustiques, mouches et toutes sortes de petites bêtes pernicieuses, celles-ci se feront un malin plaisir à pourrir votre journée d’écriture. Force et courage !

Un texte structuré, tu écriras

 

Il vous faut retenir un point important : l’attention portée à un texte sur Le Net demandera plus d’effort de lecture. L’internaute, forcément pressé·e face à la masse des informations, privilégiera donc :

  • le titre ;
  • l’introduction ;
  • les intertitres.

Vous allez ainsi devoir bien structurer votre texte. C’est impératif ! Car, vous n’êtes pas tout·e seul·e dans la course. Chaque jour, des millions d’articles paraissent sur La Toile. Il vous faudra donc sortir du lot.

Et pour sortir de la masse, il faut suivre à la lettre les préconisations de Google.

Bien hiérarchiser son article de blog !

Si vous suivez à la lettre cette consigne, vous aurez toutes les cartes en main. Car la structure, avec la rédaction, demeure la partie la plus importante lorsque l’on écrit un article pour le Web.

Sans structure, la pensée se perdra. Si elle s’échappe, dites adieu à votre lecteur ou votre lectrice. Vous ne voudriez pas le ou la voir quitter votre page au bout de quelques secondes, n’est-ce pas ? Surtout que c’est très mauvais pour votre référencement.

Souvenez-vous ! Dans la phase précédente, c’est-à-dire avant la rédaction, vous avez commencé à créer votre plan.  Maintenant, vous allez donner un titre définitif à chacun de vos chapitres. Tels des phares qui éclairent la nuit, ils vont guider l’internaute dans sa lecture, mais pas seulement…

L’introduction

 

Notez que l’introduction doit apparaître après votre <H1>. Elle doit contenir entre 50 et 60 mots et exposer la problématique de votre article…

Attention : la question de l’internaute doit se trouver dans l’introduction. Cette dernière doit répondre à l’interrogation du lecteur : qui, quoi, quand, ou, pourquoi ? C’est la règle des 5W en anglais : Who ? What ? When ? Where ? Why ?

À savoir : l’introduction devra contenir votre requête clé !

Les bonnes balises, tu établiras

 

Pour que votre hiérarchisation soit comprise par Google, vos titres de chapitres doivent être codés. C’est ce qu’on appelle en SEO, les balises html. Si vous ne savez pas coder, pas de panique. Normalement, votre CMS s’en charge. Sinon, vous trouverez des tutoriels sur Le Net.

 

Les balises Hn

 

Pour que Google puisse comprendre vos balises html, celles-ci ont un code bien à elles : Hn

(H = heading).

On dénombre six balises, du plus important au moins important : <H1>, <h2>, <h3> et ceci, jusqu’à <H6>. 

En général, vous utiliserez les balises H1, H2 et H3.

H1 est la balise la plus importante après la balise <Title>.

Il vous faut retenir :

Le <H1> est le titre de votre texte. Il apparaît quand l’internaute clique sur le lien de l’article.

structurer un article web

                                                                                  Exemple de structuration d’un article

La balise <title>

 

Le <Title> est le titre qui apparaît sur les moteurs de recherche. C’est le titre que les internautes voient sur la Serp (page de recherche). Il doit contenir votre requête clé.

Le titre est la partie la plus importante avec le H1 et l’introduction. Il ne faut donc pas le négliger.

Exemple de Title :

<title> Comment améliorer son orthographe à l’âge adulte </title> (titre du moteur de recherche)

La requête clé se trouve dans le titre.

Regardez la différence avec mon <h1> :

<H1> Progresser en français quand on a quitté les bancs de l’école : les solutions au quotidien.</H1>

Attention : il est conseillé d’avoir un  <title> différent du <H1>, mais avec un champ sémantique très proche.

« Améliorer » donnera « progresser » ; « adulte » donnera « a quitté les bancs de l’école ».

À savoir : la taille de votre titre ne doit pas être trop longue, sinon ce dernier sera tronqué sur le moteur de recherche. Il ne doit pas contenir plus de 547 caractères.

Prévisualisation dans la serp

       Simulateur Serp Google de Com’onSoft. La métadescription et le titre, trop longs, s’affichent en rouge.

                                  Sur la Serp, le titre et la métadescription seront donc tronqués.

Un champ sémantique, tu essaimeras

 

Pour que Google comprenne bien votre sujet : vous devrez parsemer votre texte d’un champ sémantique correspondant à son thème.

Si votre article parle d’orthographe, vous chercherez des mots ou des expressions clés qui tournent autour de ce thème.

« Français », « mauvaise orthographe », « faute d’orthographe », « écrire sans faute », « faire un sans-faute »…

Attention toutefois à l’excès de mots-clés. Votre texte risque de devenir indigeste pour l’internaute. Et un lecteur qui s’ennuie et un lecteur qui ira voir ailleurs.

Ces mots-clés ou ces expressions peuvent être placés en gras, mais ce n’est pas une obligation.

Outil or not outil pour enrichir son texte ?

 

La question que vous pouvez vous poser : ai-je besoin d’outils pour trouver les expressions qui enrichiront mon texte ?

Nous restons partagée quant à l’utilisation de ce type d’outil pour obtenir un meilleur ranking dans Google ou autres moteurs de recherche.

Nous vous conseillons donc d’utiliser en premier lieu votre cerveau. Après tout, il faut bien qu’il serve à quelque chose ! Et plus nous l’employons, plus nous développons des aptitudes et de la rapidité.

Vous pouvez également consulter un dictionnaire de synonyme ou de cooccurrence.

Après, si vous voulez vraiment utiliser un outil, nous vous conseillons “1.fr”. Mais vous en trouverez d’autres sur Le Net.

outil en SEO pour le champ sémantique

    Cet outil vous permet d’améliorer votre référencement en vous proposant de l’enrichir avec des mots liés à votre sujet. Ici, améliorer son français.

Un bon maillage, tu effectueras

 

Vous aurez deux sortes de maillage à effectuer : un maillage interne et un maillage externe. Ces derniers demeurent importants. Il ne faudra pas les oublier.

Le maillage interne

 

Le maillage interne va relier votre article à une ou des pages de votre site. Mais attention, ces liens doivent être cohérents. Vous ne lierez pas un article traitant de la pâtisserie avec un texte sur l’électronique, à moins qu’il n’y ait un rapport. Peut-être le four ?

Il faudra donc éviter d’avoir des pages sans lien.

D’où l’importance d’avoir créé en amont une ligne éditoriale. En quelque sorte un cocon sémantique.

Vous allez ainsi tisser une arborescence sur votre site : A sera relié à B qui sera relié à C.

Ces ancres se définissent généralement par une couleur différente. L’internaute n’aura plus qu’à cliquer pour être dirigé·e sur le chemin : un autre de vos articles.

Le but :

  • que votre lecteur ou lectrice ait un complément d’information ;
  • que celui ou celle-ci reste sur votre site plus longtemps, ce qui est bon pour votre référencement.

L’intitulé de ces ancres ne doit pas se faire n’importe comment.

Évitez les formules de type : “cliquez ici”, “en savoir plus”… mais préférez les phrases en lien avec le sujet de l’article sur lequel vous pointez. Regardez de quelle manière nous avons effectué les liens internes dans cet article.

Le maillage externe ou backlink

 

À la différence du maillage interne (qui reste sur votre site), le maillage externe va pointer sur un autre site. C’est un lien sortant. En général, il dirige vers une source primaire ou à forte valeur ajoutée.

Pour ne pas perdre votre lecteur, ce lien devra s’ouvrir sur un autre onglet. L’avantage est que l’internaute reste toujours sur votre site.

Ce backlink est important pour le site pointé. Plus un site est pointé, mieux il est référencé par les moteurs de recherche. En effet, il est perçu comme un site référent et de confiance. Vous avez donc tout intérêt à avoir des liens qui arrivent sur votre site.  Mais il vous faut d’abord rédiger beaucoup d’articles ;0) Ces derniers qualitatifs, bien sûr laughing.

maillage externe

 La rédaction de votre article : la forme

 

Bien écrire un article web signifie également bien embellir son texte. Car n’oubliez pas : la lecture d’un texte sur Internet n’est pas la même que celle d’un livre. Si une pièce est confortable et chaleureuse, vous y resterez plus longtemps. C’est la même chose pour votre article web.

Un style clair et concis, tu emploieras

 

Pour rendre votre texte compréhensible. Il vous faudra veiller à plusieurs points :

  • des termes clairs et concis ;
  • des phrases avec un sujet, un verbe et un complément ;
  • des phrases courtes ;
  • des adverbes peu présents ;
  • des verbes forts à la place des faibles (être, dire, faire, prendre) ;
  • des voix actives et non passives ;
  • des subordonnées relatives réduites.

Pour bien rédiger un article de blog, vous devez placer les idées les plus importantes au début de chaque phrase.

Pourquoi : pour attirer votre lecteur. Si la première phrase est insipide, celui ou celle-ci s’en ira.

Avez-vous déjà parcouru les manuscrits de Flaubert ? Allez jeter un coup d’œil aux corrections apportées ! Nous ne vous demandons pas d’être aussi perfectionniste, mais dites-vous qu’un bon écrivain, comme un bon rédacteur, devra souvent rayer des mots, voire des phrases entières.

Une jolie trame, tu créeras

 

Liriez-vous un pavé de 1 500 mots sans retour à la ligne ? Surtout sur Internet ? La réponse est non, bien sûr. Il est toujours plus agréable de parcourir un texte bien aéré avec des retours à la ligne fréquents. Il faut vous mettre dans la peau de votre lecteur !

Pour cela, vous devez :

 

  • aérer vos paragraphes ;
  • placer des mots en gras (votre requête clé, voire votre champ sémantique) ;
  • ajouter des listes à puces ou des encadrés ;
  • insérer des images ou/et des vidéos.

 

L’importance des images

 

Un article avec des illustrations aura plus de chance d’être lu.

Vos images vont permettre aux lecteurs et aux lectrices de faire une pause. Par ailleurs, cette image va aérer votre texte en rompant sa monotonie. Il faut bien sûr que celle-ci corresponde au thème de l’article. L’illustration doit apporter un plus. Cela peut-être une capture d’écran, un graphique…

Une image demeure également intéressante pour votre référencement naturel. En effet, les moteurs de recherche indexent aussi les images.

Tout comme votre article, elle doit avoir un titre : la fameuse abréviation « alt ». Vous la dénicherez sur votre WordPress, sous le terme de « texte alternatif ».

Bien entendu, le titre que vous allez donner à cette image doit se rapprocher de votre requête clé ou de votre champ sémantique.

Vous trouverez des sites avec des images gratuites, tels que :

Pensez également à Google image : licences creatives commons (image / outils / droits d’usage).

Le mieux est de prendre ses photos soi-même. Un portable peut faire aisément l’affaire.

redacteur web en plein travail de reflexion

Et les vidéos ?

 

Les vidéos ont le vent en poupe depuis quelques années. La Covid 19 n’a fait qu’amplifier ce phénomène, notamment sur les réseaux sociaux (YouTube, Facebook, TikTok).

Selon certaines études, elles augmenteraient les leads : contacts d’un client potentiel. En effet, les vidéos tiendraient un rôle important dans la prise de décision. Elles faciliteraient le désir d’achats.

Mais attention, à condition qu’elles aient du sens, comme les images.

Ajouter une vidéo dans le contenu de votre article vous permettra de :

  • casser la monotonie de votre texte ;
  • donner une touche d’originalité à votre article ;
  • varier le type de support ;
  • apporter de l’émotion et de l’interactivité ;
  • faire appel à un autre sens que la vue ;
  • garder votre lecteur plus longtemps sur votre page ;
  • gagner plus de visibilité.

Voici un article sur la pratique sportive quotidienne qui allie des vidéos.

Comment bien écrire un article web : les dernières vérifications avant l’édition

 

Nous voilà enfin à la fin de la rédaction. Mais tout n’est pas terminé pour autant. Il vous reste encore un peu de travail avant d’éditer votre texte. Cette dernière étape demeure toute aussi importante que la rédaction. En effet, si votre texte comporte des fautes d’orthographe et de syntaxe, il perdra en crédibilité.  Il sera perçu comme bâclé. Avouez que cela serait dommage alors que vous vous êtes appliqué·e pour le rédiger ! Dites-vous que votre texte est comme une vitrine de magasin. Il doit  représenter votre savoir-faire et en plus se révéler agréable à l’œil.

Des relectures, tu opéreras

 

Maintenant que votre texte est terminé.  Deux relectures s’imposent.

La première relecture concerne la cohérence et le rythme de vos phrases. Nous ne sommes jamais à l’abri d’un oubli de mot : de, ne, l’…  Par ailleurs, lire à haute voix votre texte va vous permettre de percevoir sa cadence. Un peu comme des partitions de musique.

À l’oreille, vous allez vous apercevoir d’un mauvais positionnement d’un point ou d’un mot. Un arrêt court ? Avez-vous pensé à une virgule ? Vous vous essoufflez ? Votre texte n’est-il pas trop long ?

Nous comparons souvent la rédaction web à l’écriture d’un roman. En effet, rédiger un texte pour un public, n’est-ce pas aussi être un peu écrivain ? Ainsi, Flaubert, encore lui, déclamait son texte à haute voix. Une manière d’écouter la sonorité de ce qu’il écrivait.

La deuxième relecture concerne l’orthographe, la grammaire et la typographie de votre article.

Vous n’allez plus vous concentrer sur le fond, mais sur la forme.

Vous allez devoir faire attention :

  • à la ponctuation, notamment sur les listes à puces ;
  • à la conjugaison de vos verbes (attention au futur/conditionnel ; au participe passé ; à l’infinitif) ;
  • aux anglicismes (initier pour commencer) ;
  • aux pléonasmes (au jour d’aujourd’hui, comme par exemple) ;
  • aux contresens (avérer vrai) ;
  • aux anacoluthes (rupture dans la construction de votre phrase).

Bref, vous devez relire chaque phrase.

Les vérificateurs orthographiques : une si bonne chose ?

 

Avoir un vérificateur orthographique, c’est bien, mais attention ! Celui-ci ne vous dispense pas de bien vérifier votre texte. En effet, il ne corrige pas tout. Il peut même vous rajouter des fautes ! Eh oui !

Antidote par exemple déteste les phrases trop longues – normalement vous ne devriez pas en avoir – et les inversions de sujets. Vous devez donc être vigilant·e et ne pas corriger des fautes qui n’en sont pas.

Nous vous conseillons ainsi de relire votre texte, puis de le vérifier par le biais d’un correcteur orthographique. Si vous avez le moindre doute, le dictionnaire ! Il existe également de nombreux livres pour revoir ses règles de grammaire ou d’orthographe et se perfectionner en français.

Le mieux est de laisser reposer votre texte une journée. En revenant dessus, vous allez certainement retrouver des coquilles.

Astuce : Imprimer votre texte. Les coquilles vous sauteront plus facilement aux yeux. La méthode n’est pas très écolo, mais très efficace.

 

Ton texte, tu vérifieras

 

Votre contenu est-il original ? Êtes-vous certain·e de n’avoir pas effectué de temps en temps un copier/coller ?

En effet, pour écrire votre article, vous avez effectué des recherches. À moins que vous ne connaissiez le sujet sur le bout des doigts. Normalement, si vous avez bien fait votre travail en amont, vous avez reformulé directement les phrases glanées çà et là sur Le Net.

Parfois, nous nous imprégnons tellement d’un texte que nous avons l’impression que l’idée ou la phrase vient de nous.

Pour éviter une pénalité de la part de Google, vous allez passer votre texte dans un logiciel de plagiat. Car Google déteste le duplicate content. Le copier/coller est donc à proscrire absolument.

Si le moteur de recherche s’aperçoit que le contenu est plagié, dites adieu à votre référencement ; par ailleurs, le plagiat est interdit par la loi.

Il existe heureusement des logiciels gratuits pour déterminer si vous avez des phrases dupliquées. Parfois, on est désagréablement surpris. Rassurez-vous ! Un faible pourcentage n’aura pas une grande influence.

Toutefois, il ne faudra pas aller au-delà des 10 %.

Les textes juridiques, scientifiques ou d’actualités peuvent dépasser ce taux (moins de 30 %).

vérificateur de texte

 Vérificateur de plagiat “Plagium”. Dans cet extrait, il y a 2,2 % de similarité avec un autre texte. Celui-ci n’a rien à voir avec mon sujet.

Désormais, vous ne vous poserez plus la question : comment bien écrire un article web ? Vous avez  toutes les cartes en main pour bien rédiger. Sachez toutefois que celui-ci vous demandera beaucoup de temps : recherche, élaboration du plan, écriture, correction, saisie sur CMS. Et ce temps vous manquera souvent. Faites au mieux, ou sinon pensez à déléguer ce travail à un professionnel rompu à l’exercice. Car après tout, chacun son métier.

Vous avez plein d’idées d’articles de blog, mais vous n’avez pas le temps de les écrire ?

Je peux vous conseiller et vous aider. Je remplirai cette mission avec plaisir, car les mots ne me font pas peur laughing