Patrimoine culturel

Lorsque l’on évoque le patrimoine culturel de la France, on pense généralement au Musée du Louvre, au Mont-Saint-Michel, au quartier du Panier à Marseille… Pourtant, notre héritage ne se résume pas seulement à des monuments, à des places ou à des musées. Il est bien plus riche que cela. Mais en quoi consiste véritablement l’identité culturelle du pays de Molière ? Et pourquoi est-il important de le valoriser et de le protéger ?

Patrimoine culturel : sa définition


Le patrimoine culturel désigne l’ensemble des biens matériels et immatériels d’une entité. Celle-ci peut être un pays, une région, une entreprise, une association, une communauté.

Le patrimoine culturel de la France garantit la pérennité de son histoire, de sa culture et de son identité. Il témoigne de ses traditions et de sa richesse, passées, présentes et futures. Ses intérêts sont multiples :

🎨 artistique ;

🎨 historique ;

🎨 esthétique ;

🎨 technique ;

🎨 scientifique.

La préservation de cet héritage s’avère essentielle pour les générations à venir. C’est pourquoi de nombreux acteurs de la culture s’emploient à le valoriser et à le transmettre.

Quelle est l’origine du patrimoine ?


Le mot « patrimoine » possède une origine latine. Il provient en effet des termes pater (père) et munio (protéger, préserver) = patrimonium.

À l’origine, c’est une notion juridique et individuelle liée à l’ « ensemble des biens hérités des ascendants ou réunis et conservés pour être transmis aux descendants » (CNRTL).

Il y a donc dès l’origine cette notion de transmission à la génération suivante.

Le patrimoine national français : son histoire


La notion de patrimoine français se développe à partir de la Révolution française, grâce notamment à un ecclésiastique : l’abbé Grégoire (1750-1831). Ce député à la Convention s’insurge en effet contre la destruction et le vandalisme des biens nationaux par les révolutionnaires. Ces derniers voulant effacer les symboles de l’Ancien Régime.

En 1794, l’abbé Grégoire rédige un rapport pour la Convention nationale : Rapport sur les destructions opérées par le Vandalisme, et sur les moyens de le réprimer (31 août).

Il demande en effet la conservation des monuments de l’Ancien Régime. Il fait ainsi adopter des mesures qui sauvent le patrimoine français du vandalisme. Les objets appartenant à ces monuments sont placés au Louvre afin de les protéger de la destruction.

Il créera deux mois plus tard, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) afin de promouvoir les sciences et les techniques.

Cette même année, il fera décréter l’abolition de l’esclavage.

abbé grégoire et patrimoine culturel
Estampe d’auteur inconnu de l’abbé Grégoire, curé d’Emberménil, député de Nancy à l’Assemblée nationale (Gallica, Bnf).


Quels sont les différents types de patrimoines culturels ?


Le patrimoine culturel est donc l’ensemble des biens tangibles (mobilier et immobilier) et intangibles (savoir-faire, traditions) créés par l’être humain.

Il se décline en deux grandes catégories : le patrimoine matériel, palpable et le patrimoine immatériel, impalpable.

On peut également lui ajouter une troisième rubrique, le patrimoine naturel géré et préservé par l’homme.


Le Patrimoine matériel


La Convention de l’Unesco de 1972 donne une définition assez floue de l’héritage culturel matériel. Il distingue :

🌆 le patrimoine constitué de monuments et d’ensembles ayant une valeur universelle. Ceci du point de vue de l’histoire, de l’art, de la science, de l’ethnologie ou de l’anthropologie » ;

🌆 le patrimoine naturel ;

🌆 le patrimoine mixte, c’est-à-dire les paysages naturels remaniés par l’être humain.

Il concerne donc le patrimoine bâti, urbain et paysager.

Parmi cet héritage, légué de génération en génération, on dénombre ainsi de nombreux biens culturels.

Les musées


Les musées français jouent un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des patrimoines culturel, scientifique et historique du pays de Molière. Ainsi, le territoire français comptait en 2022, 1 216 musées de France. Cependant, si l’on comptabilise les musées locaux, les institutions privées et les fondations, sans label, ce chiffre dépasse certainement les six mille établissements, voire plus. L’hexagone ainsi que les départements et les territoires d’outre-mer offrent donc une diversité de musées inégalée.


exposition céramique campanienne
Céramiques campaniennes, musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine, Agde (N. Baills).

Les monuments historiques 


Un monument historique n’est pas seulement une construction bâtie, tels une maison, un château, une ferme, un théâtre ou un édifice public.

Il peut en effet être :

🌿 un jardin comme le jardin de Villandry ;

🗿 une grotte comme la grotte de Lascaux ou un monument mégalithique, tel le dolmen des Pierres folles, à Commequiers ;

🏛️ une cité ouvrière, telle la cité de la Combe des Mineurs ;

🗿 une œuvre d’architecture tel un pont

🏺 un objet mobilier ( un orgue, un tableau, un livre…) ;

🌆un immeuble par destination comme un fonds baptismal, un ventail, une dalle funéraire.

Ces « immeubles bâtis ou non », ces meubles et ces immeubles par destination possèdent un statut juridique. Celui-ci est destiné à les protéger et à reconnaître leur intérêt national.

Ce statut a donc pour intérêt de les préserver et de les mettre en valeur.


musée monument français
Salle du musée des Monuments français (Gallica, BNF).


Les Galeries d’art et les Centres d’art contemporain


Les galeries d’art participent également à la valorisation du patrimoine culturel. Elles se caractérisent par des espaces dédiés à la promotion d’œuvres d’art visuelles ou d’arts plastiques : peintures, aquarelles, dessins, sculptures, photographies…

Elles permettent à des artistes émergents d’exposer leurs œuvres au public et ainsi de se faire connaître.

A la différence des musées, les galeries d’art possèdent une vocation commerciale. Elles vendent donc les œuvres qu’elles exposent et assurent la promotion des artistes qu’elles représentent.

Elles peuvent exposer les œuvres visuelles dans leurs locaux ou sur Internet. Souvent les deux.

Ces lieux sont dirigés par des galeristes ou des marchands d’art.



Les lieux de mémoire


Les lieux de mémoire témoignent d’évènements qui ont marqué l’histoire française. Ils nous permettent de conserver la trace de faits historiques et surtout, de tragédies. Ceci afin de les transmettre aux jeunes générations à venir et de ne plus les renouveler.

Il s’agit de :

💀 cimetière ou d’ancienne aire funéraire (Père-Lachaise, halles de Paris) ;

💀 de monuments commémoratifs afin de rendre hommage aux victimes (monuments aux morts, musée) ;

💀 de mémoriaux (mémorial de la Shoah, à Paris) ;

💀 de monuments (Panthéon).

wagon de la déportation
Wagon de la déportation vers Auschwitz, via Drancy de 2 000 hommes, femmes et enfants en 1942. Camp des Milles, Aix-en-Provence (N. Baills)


Les villes et pays d’art et d’histoire

Les villes et les villages participent à diffuser, partout dans le monde, les richesses de notre patrimoine culturel français. 

Pour préserver et valoriser cet héritage culturel, le ministère de la Culture à créé un label en 1985. 

Aujourd’hui, on dénombre sur le territoire national, 207 villes et pays d’art et d’histoire. Mais de quoi s’agit-il ?

Cette appellation est décernée par le ministère de la Culture aux villes qui s’engagent à développer des actions de :

🎀 sensibilisation ;

🎀 éducation ;

🎀 médiation culturelle. 

Le but ? Faire découvrir au public, notamment les jeunes générations, l’histoire et la richesse de leur territoire.

ville d'art et d'histoire Martigues
Martigues, ville d’art et d’histoire (Langloys).



Les biens industriels


Qu’est-ce que le patrimoine industriel ?

Le patrimoine industriel englobe à la fois des vestiges matériels et industriels : 

🗼 usines et manufactures (Roubaix, Creusot) ;

🗼 moulins (Lignerolles) ;

🗼 installations minières (Bassin minier du Nord-pas-de-Calais) ;

🗼 machines (atelier-musée du textile) ;

🗼 quartiers d’ouvriers (Cité ouvrière de la Compagnie des mines de Bruay-la-Buissière) ; 

🗼 sites portuaires (Bassin des Grands Yachts de Saint-Nazaire) ; 

🗼 mines et carrières (Parc national des Cévennes).

En résumé, tous les éléments qui participent à l’industrie.

Notons que certains lieux industriels ont été réaménagés en lieu culturel. C’est le cas de la Friche de la Belle de Mai, à Marseille. Des salles d’exposition, des ateliers d’artistes, des Fablab se sont installés dans l’ancienne manufacture de tabac de la cité phocéenne. 

Bien matériel industriel Le Creusot
Marteau-pilon, Le Creusot (Chabe01).

Patrimoine culturel immatériel, sa définition


Le patrimoine culturel immatériel désigne les « traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants. »

Cet héritage se compose de : 

🎭 traditions orales (le Cantu in paghjella profane et liturgique de Corse, chant inscrit en 2009 à l’Unesco) ; 

🎭 écriture (idées, langue, histoire) ;

🎭 arts du spectacle (le gwoka, musique, chant et danse guadeloupéen, Unesco, 2014) ;

🎭 pratiques sociales (le repas gastronomique des français, Unesco, 2010) ;

🎭 rituels (ostensions septennales limousines, Unesco, 2013) ;

🎭 évènements festifs (le carnaval de Granville, Unesco, 2016) ;

🎭 connaissances (tracé dans la charpente française, Unesco 2009) ;

🎭 savoir-faire (le compagnonnage, Unesco 2010) ;

🎭 langues régionales ;

L’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture en donne le descriptif suivant.

Le patrimoine immatériel est : 

⭐ traditionnel ;

⭐ inclusif ;

⭐représentatif ,

⭐ fondé sur les communautés.


Un patrimoine en voie de disparition si on ne fait rien


Le patrimoine immatériel joue un rôle crucial dans la préservation de la diversité culturelle. Il s’avère encore plus important face à la mondialisation qui tend à effacer les particularités. Il encourage par ailleurs le dialogue entre les cultures et par là même, le respect mutuel.

L’importance des biens immatériels réside surtout dans la transmission des savoirs et des savoir-faire d’une génération à l’autre. Cet héritage culturel possède une valeur sociale et économique importante, notamment pour les groupes minoritaires. 

En France, de nombreux métiers ont presque disparu. Certaines professions peinent à transmettre leur savoir-faire aux jeunes générations. C’est le cas des rémouleurs (aiguisage de couteaux et d’outils) ou du sabotier.

De même, certains dialectes tendent à disparaître. Citons le « Titi parisien » et le francique mosellan (Platt). Ce dernier est d’ailleurs considéré comme une langue en voie de disparition.

La convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel en France


En 2006, La France a ratifié la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde de son patrimoine immatériel.

Qu’implique-t-elle comme actions et comme engagements ?

🖐️ Inventorier tous les biens immatériels en France afin de les documenter.

🖐️ Protéger et promouvoir notre héritage culturel en mettant en place des programmes.

🖐️ Échanger des bonnes pratiques à l’échelle internationale.

🖐️ Sensibiliser les publics à son importance et les encourager à le protéger grâce à des évènements culturels.

L’inscription des biens immatériels au niveau national


Les biens immatériels sont répertoriés grâce à un inventaire national. Celui-ci est géré par le Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique (Direction générale des patrimoines). Cet inventaire, qui se veut exhaustif, se trouve enrichi grâce à des enquêtes, aux candidatures spontanées et aux appels à projets. 

Une fois inscrits à l’inventaire national, les porteurs de ces pratiques immatériels se voient attribuer le label « PCI en France ». 

L’inventaire national regroupe sept thématiques : 

⭐ les pratiques sociales et festives (la fête des bergers à Aramits, Pyrénées-Atlantiques) ;

⭐ les traditions et les expressions orales (pratique du comte occitan en Périgord) ;

⭐ les arts du spectacle (le maloya de la Réunion) ;

⭐les jeux (la fête des Jeux anciens de Sarlat-la-Canéda, Dordogne) ;

⭐ les rituels (la fête de Notre-Dame de la Visitation à la chapelle de Vievola, Tende dans les Alpes-Maritimes ;

les savoirs et savoir-faire (la sculpture sur bois à Sainte-Soulle, Charente-Maritime) ;

À cet inventaire s’ajoute également une liste nationale du patrimoine culturel immatériel. Elle concerne les biens immatériels inscrits. Elle permet de mettre en lumière leur valeur culturelle et leur importance. 

Cette inscription contribue à des mesures de sauvegarde et de valorisation spécifique. 

L’inscription des biens immatériels au niveau International


Que se passe-t-il une fois que le bien immatériel est enregistré au niveau national ? Il peut être ajouté sur l’une des trois listes établies par la Convention de l’Unesco de 2003 :

 📄  liste représentative ;

 📄 liste de sauvegarde urgente ;

 📄 registre des bonnes pratiques.

Le Centre français du Patrimoine culturel immatériel


Le CFPCI (Centre français du Patrimoine culturel immatériel) opère sous l’autorité de l’Ethnopôle de la Maison des Cultures du monde. Cet organisme non gouvernemental s’occupe de la préservation du patrimoine culturel immatériel de la France. 

Ses principales missions consistent à :

✳️ coordonner la mise en œuvre de la Convention ;

✳️ soutenir les candidatures pour les inscriptions de la liste de l’Unesco ;

✳️ sensibiliser le public grâce à des expositions, à des conférences et à des évènements culturels. 

Le centre abrite les archives de la Maison des cultures du monde. Une partie est d’ailleurs accessible en ligne. 

baguette tradition française
Baguettes, tradition française classée à l’Unesco (Nicola, Flickr).


Le patrimoine naturel en France


D’après la définition de l’Unesco, le patrimoine naturel englobe : 

✳️ les spécificités naturelles (la Camargue) ;

✳️ les formations géologiques (les gorges du Verdon) ;

✳️ les formations de géographies physiques (les plaines de la Beauce) ;

✳️les zones abritant les espèces végétales ou animales menacées (réserve naturelle de la baie de Somme) ;

✳️ les sites d’intérêt scientifiques ou esthétiques.

Ces dernières incluant : 

✳️ les aires naturelles protégées (Parc national de la Vanoise dans les Alpes) ;

✳️ les aquariums (La Rochelle) ;

✳️ les sites naturels remarquables (cascade, lac, volcan) ;

✳️ les zoos (parc de Beauval) ;

✳️ les jardins botaniques (jardin de Balata en Martinique) ;

✳️ les réserves (réserve ornithologique du Teich) ;

✳️ les écosystèmes marins (parc naturel marin, Iroise) ;

✳️ les habitats naturels (marais salants de Guérande).

La France possède une richesse naturelle remarquable. Elle abrite environ 10 % des espèces répertoriées sur toute la planète. Ce patrimoine naturel représente plus de 200 000 espèces identifiées. Chaque année, plus de 600 spécimens sont ainsi découverts, principalement dans les régions d’outre-mer. Cependant, le danger guette. En effet, plus de 2 700 espèces se trouvent aujourd’hui menacées. 

bambou de la bambouseraie des cévennes
Phyllostachys sulfurea, bambou utilisé pour fabriquer des instruments en percussion, bambouseraie des Cévennes (N. Baills).


Pourquoi est-il important de préserver et de valoriser le patrimoine culturel en France ?


Aujourd’hui, le patrimoine culturel français doit faire face à de nombreux défis : conflits, pillages, développement urbain, négligence, tourisme de masse, pollution, changement climatique, production de masse. Rien que ça !
À l’heure de la mondialisation et de l’intelligence artificielle, il s’avère de plus en plus important de préserver notre identité culturelle. Quelle serait l’image de la France sans sa gastronomie, son patrimoine artistique, ses grands couturiers, ses institutions scientifiques et culturelles ?



Valoriser le patrimoine culturel afin de dynamiser les territoires français


L’année 2023 s’est révélée être une année record pour le tourisme français, avec 63,5 milliards de recettes. L’Occitanie et la région parisienne tirant leur épingle du jeu. Les chiffres sont si faramineux qu’ils ouvrent les appétits, avec pour corolaire, une concurrence européenne de plus en plus intense, notamment de l’Espagne.

Mais pourquoi valoriser son patrimoine peut-il créer de la richesse ? Pour créer des emplois, notamment grâce au tourisme, mais aussi repeupler un territoire. Il s’agit en effet de donner à sa ville ou à son village, une impulsion afin de le rendre plus attractif, notamment auprès des jeunes. Ceci grâce à des évènements culturels, des journées thématiques, des visites guidées, des résidences d’artistes. Il est donc important de préserver et de mettre en avant son patrimoine culturel.

Mettre en valeur son territoire grâce à la digitalisation


Durant la pandémie, les consommateurs se sont tournés vers les canaux numériques, accélérant la digitalisation des entreprises. Les institutions culturelles ont dû elles aussi s’adapter en proposant des visites virtuelles. C’est le cas du Louvre qui a offert durant cette période des expériences immersives.

La numérisation du patrimoine culturel permet de faire découvrir des biens culturels français, partout dans le monde. Elle a également pour intérêt de faire venir des personnes qui, sans cette digitalisation, ne seraient jamais venues.

Grâce à leur site web et à leurs réseaux sociaux, les organismes culturels ou les collectivités touchent un plus grand nombre de personnes. Elles peuvent ainsi valoriser leurs collections ou leur savoir-faire.

Cette digitalisation culturelle peut s’exprimer de diverses manières :

🌐 visites virtuelles ;

🌐 articles de blog culturel ;

🌐 vidéos ou interviews ;

🌐 bases de données  ;

🌐 webinaires ou conférences ;

🌐 contenus éducatifs ;

🌐 podcasts ;

🌐 applications mobiles.

Ces contenus virtuels sont rédigés par des agences de communication ou des chargés de communication culturelle. Cependant, avec l’accélération de l’ère numérique, de nouveaux métiers ont émergé. C’est le cas des :

🕵️‍ rédacteurs SEO spécialisés en patrimoine culturel ;

🕵️‍ copywriters (page de vente ou campagne d’e-mailing) ;

🕵️‍  managers (réseaux sociaux) ;

🕵️‍  référenceurs SEO (optimisation pour les moteurs de recherche);

🕵️‍ analystes de données ou data analyst (traitement de l’information).

🕵️‍ spécialistes en SEA (expert en publicité sur les moteurs de recherche).

🚩 Découvrez notre glossaire pour tout comprendre de la communication culturelle !

Développer des circuits touristiques et des évènements pour petits et grands


Mettre en valeur son patrimoine culturel passe par la création d’évènements afin de le faire découvrir au public. En France, de nombreuses journées sont destinées à la culture :

🎙️ la journée internationale des musées , le 28 février

🎙️ la journée mondiale du théâtre, le 20 mars

🎙️ la journée internationale du cirque, le 8 avril ;

🎙️ la journée européenne des métiers d’art, en avril

🎙️ la nuit européenne des musées, le 21 mai ;

🎙️ la fête de la musique, le 21 juin ;

🎙️ les Journées européennes du patrimoine en septembre.

Sans compter les salons :

📖 du livre

📖 du dessin contemporain ;

📖 de la BD ;

📖 de la photographie ;

📖 de l’artisanat.

et notamment le Salon international du patrimoine culturel, en octobre.

Les circuits touristiques s’avèrent également un excellent moyen de faire connaître son patrimoine.

📸 Route des vins en Alsace.

📸 Sur les traces de Marcel Pagnol en Provence.

📸 Circuit des villages perchés.

📸 Etc.

Il y a mille et une manières de valoriser son patrimoine : foire, ateliers, exposition d’artistes locaux, résidences d’artistes, etc.

Financer la culture : un impératif si nous voulons transmettre notre histoire à la génération suivante

Sans culture, l’humanité serait privée de son histoire, de ses racines et de ce qui fait de nous des êtres pensants. La culture n’est pas simplement un ensemble d’œuvres artistiques et de monuments. Elle incarne notre identité, nos valeurs et nos aspirations. Elle établit un lien vivant entre le passé et l’avenir. Financer la culture, c’est donc investir dans ce qui fait de nous des êtres humains, instruits et visionnaires.

Préserver l’identité collective

Chaque œuvre, chaque tradition représente un fragment de notre héritage à conserver. Sans soutien financier, ces éléments risquent de disparaître. Le patrimoine culturel reste fragile : il nécessite une attention constante afin d’être transmis aux générations futures. La restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris après l’incendie de 2019 illustre l’importance du financement culturel. Une mobilisation mondiale, soutenue par des fonds publics et privés, a permis de garantir la transmission de ce monument historique aux générations futures.

Renforcer l’inclusion et la cohésion sociale

La culture s’avère un moyen puissant d’unir les individus. Elle brise les barrières sociales, raciales et économiques en permettant à chacun de s’instruire. Financer la culture, c’est garantir l’égalité d’accès à la culture pour tous !
L’École de la deuxième chance dans le Grand Est, soutenue par des fonds européens, accueille chaque année 700 jeunes en difficulté. Elle leur offre un tremplin vers l’insertion professionnelle et sociale.

Stimuler l’économie et l’emploi

Le secteur culturel constitue un levier économique majeur. Il génère des millions d’emplois dans des domaines variés : artisanat, production cinématographique, événementiel, ou encore tourisme. Les musées, les théâtres et les sites culturels attirent chaque année des millions de visiteurs. Ils dynamisant ainsi les économies locales et créent des opportunités pour les secteurs connexes comme la restauration et l’hôtellerie. En 2023, la France a accueilli 100 millions de touristes internationaux, générant 63,5 milliards d’euros de recettes, un record historique. Ce succès repose en grande partie sur la richesse et la diversité du patrimoine culturel français. Parmi les exemples concrets d’investissements porteurs, la Cité du cinéma à Saint-Denis illustre parfaitement cette dynamique. Inauguré en 2012, ce complexe dédié à l’industrie cinématographique française a bénéficié d’un financement de plus de 150 millions d’euros. Ce dernier assuré en grande partie par la Caisse des dépôts. En accueillant des tournages de films et de séries, il crée des centaines d’emplois directs et indirects, tout en attirant des entreprises spécialisées dans les métiers du septième art. Ce type de subvention montre comment un investissement culturel bien ciblé peut conjuguer rayonnement artistique et impact économique durable.


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